AU LIEU DU SOUVENIR
INSTALLATION VIDEO
12’
4 vidéoprojections, 1 moniteur vidéo,
techniques mixtes HD, DV, VHS, 7 Écrans, dimensions variables

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Durant 12 minutes au sein d’un espace et sur plusieurs écrans sont diffusés différents pans d’une mémoire. Dans ce lieu s’articulent les étapes significatives qui constituent l’écriture ou la lecture d’un roman personnel, en même temps qu’un chemin du commun au particulier.

Au lieu du souvenir coïncident des évènements sélectionnés et ordonnés selon une hiérarchie chronologique. Le système de diffusion les fait se répondre, tout en sachant qu’ils ne peuvent pas se lier totalement.

En faisant se recouper la relique d’un repas familial, l’irruption de l’accident fatal d’Ayrton Senna, et la désillusion d’Angelica Liddel, est mis en place un dispositif qui reprend la construction d’un espace de projection mentale, un espace sensible et affectif où coexistent librement les abstractions de la mémoire.

La multiplication des éléments et leur exacerbation participent à la déconstruction de cette entreprise mythologique qu'est le souvenir idéalisé.
Les éléments sont tous porteur d'une sacralisation, se réunir, manger, mourir, aimer, la famille, l'envie, le désir, l'inévitable, ils cohabitent sans transition et sont parfois brutaux.

Les rapports que nous entretenons avec nos vies privées, nos croyances et nos désirs sont traversés par la banalisation des émotions. L'importance de la tragédie, la douleur ou l'affection est en permanence supplantée par une autre envie, un autre désir, une autre peine, l'élément récent masque le précédent.
Ce qui compte ici c'est de réorganiser une histoire à partir d'éléments précis, puis d'imaginer qu'entre moi et l'autre l’élaboration d’un rapport égal lui permette d'organiser sa propre histoire, avec ses propres références.